- AMY GEORGE
- BILLY BISHOP GOES TO WAR
- BORDERLINE
- CAFÉ DE FLORE
- COLD BLOODED
- EDWIN BOYD
- ENSEMBLE DE COURTS MÉTRAGES
- I AM A GOOD PERSON/I AM A BAD PERSON
- KEYHOLE
- KIVALINA V. EXXON
- LA SACRÉE
- MONSIEUR LAZHAR
- NUIT #1
- ON A GRAND SCALE: NELL SHIPMAN
- STARBUCK
- THE CORRIDOR
- THE GUANTANAMO TRAP
- THE NATIONAL PARKS PROJECT
- THE SAMARITAN
- WIEBO'S WAR
AMY GEORGE
Réalisateur : Yonah Lewis, Calvin Thomas
Scénario : Yonah Lewis, Calvin Thomas
Producteurs : Yonah Lewis, Calvin Thomas
Distribution principale : Gabriel del Castillo Mullally, Claudia Dey, Don Kerr, Natasha Allan, Emily Henry
Langue : Anglais
Durée : 95 minutes
14ADate Venue Guest(s) Fri March 2, 9:25 pm Screening Room 2 CALVIN THOMAS, LEV LEWIS Sat March 3, 4:00 pm Screening Room 1 Impressionnant premier long métrage par deux récents diplômés du programme de cinéma du Collège Sheridan, AMY GEORGE est l’histoire d'une arrivée à une ère de maturité observée avec précision et subtilement rafraîchissante qui se déroule dans l'est de Toronto.
Au centre de l'histoire, Jesse (Gabriel del Castillo Mullally), un garçon de 13 ans qui entretient le rêve de devenir un artiste. Son ambition l'entraîne dans une direction inattendue après qu'il ait reçu le fallacieux conseil que, pour devenir un véritable artiste, il doit faire l'amour avec une femme.Cependant, son milieu modeste de classe moyenne n'est pas précisément un terreau fertile pour les Don Juan en herbe. Sa propre maladresse sociale est un handicap de plus. N'ayant pas réussi à recevoir assez de conseils utiles de la part de ses bohémiens de parents par ailleurs bien intentionnés – joués par l'auteure Claudia Dey et le musicien Don Kerr – Jesse se débat avec ses réflexions sur le sexe, un sujet qui se complique davantage lorsqu'il se met à espionner sa nouvelle voisine Amy (Emily Henry) dans sa chambre à coucher. La perspective plutôt tordue de Jesse et de ses efforts romantiques présage difficilement s'ils auront quelque réciprocité d'intérêts.
En se concentrant davantage sur les petits développements dans la vie de Jesse plutôt que sur les grandes questions, les auteurs-réalisateurs Yonah Lewis et Calvin Thomas façonnent un portrait à la fois engageant et très drôle de l'adolescence dans ses moments les plus embarrassants.
-Jason Anderson
BILLY BISHOP GOES TO WAR
Réalisateur : Barbara Willis-Sweete
Scénario : John Gray, Eric Peterson
Producteurs : Sandra Cunningham, Brad Fox
Distribution principale : John Gray, Eric Peterson
Langue : Anglais
Durée : 86 minutes
PGUne des œuvres les plus aimées de l'histoire de la scène canadienne effectue une transition réussie vers l'écran dans cette adaptation pleine d'assurance de l'hommage musical à l'as volant de la Première Guerre mondiale. Fait durant la triomphante remontée de la Compagnie de théâtre Soulpepper en 2009, le long métrage de Barbara Willis-Sweete capture les deux créateurs-interprètes du spectacle en grande forme.
Avec John Gray à l'accompagnement musical, Eric Peterson livre une prestation de virtuose. Figure familière pour les téléspectateurs grâce à ses présences dans Street Legal et Corner Gas, Peterson joue ici 18 personnages différents, y compris Billy, le gars d'Owen Sound qui devient une légende du ciel, non sans grande tristesse pour les amis qu'il a perdus à la guerre.
Beaucoup de choses ont changé au sujet de la production depuis que Peterson et Gray l'ont jouée pour la première fois en 1978. Présentant à l'origine Billy en tant que jeune homme, elle adopte à présent un ton plus lyrique avec un Peterson qui le personnifie comme un aîné qui se replonge dans les années les plus tumultueuses de sa vie. Le changement ajoute un caractère plus poignant à une pièce déjà bien enchâssée à titre de classique canadien. Et, bien que les adaptations cinématographiques des œuvres théâtrales y perdent souvent au change lors du changement de médiums, le long métrage de Willis-Sweete conserve toute la vivacité et la vigueur de la prestation originale.
-Jason Anderson
BORDERLINE
Réalisateur : Rachel Kalpana JamesPrésenté en partenariat avec Modern Fuel
Modern Fuel présente le film de Rachel Kalpana James BORDERLINE en installation hors site conjointement avec KCFF. Il s'agit d'un intéressant partenariat amorcé durant l'édition 2011 de KCFF, lequel continue cette année de promouvoir les nouveaux médias et le travail expérimental, un ajout à la scène culturelle dynamique de Kingston représentant l'ampleur de l'activité artistique et de la diversité culturelle au Canada. La pratique artistique de James s'inspire de son héritage asiatique, de ses antécédents comme immigrante et sa recherche d'appartenance. BORDERLINE offre une vue de la cérémonie nocturne de fermeture de la frontière qui prend place au milieu des quelques pieds entre le Pakistan oriental à Wagah et le Nord de l'Inde à Amritsar. Juxtaposée sur un écran séparé se trouve une vue contrastée de sa marche solitaire et étonnamment décontractée à travers la frontière indopakistanaise, comme le permet le privilège doux-amer des bons papiers.
CAFÉ DE FLORE
Réalisateur : Jean-Marc Vallée
Scénario : Jean-Marc Vallée
Producteurs : Pierre Even, Marie-Claude Poulin, Jean-Yves Robin, Nicolas Coppermann, Vanessa Fourgeaud, Jean-Marc Vallée
Distribution principale : Vanessa Paradis, Kevin Parent, Hélène Florent, Evelyne Brochu
Langue : français avec sous-titres en anglais
Durée : 120 minutes
14AAprès un séjour dans le drame teinté de décorum britannique avec VICTORIA : LES JEUNES ANNÉES D'UNE REINE, Jean-Marc Vallée revient au style nerveux et incisif de C.R.A.Z.Y. (KCFF 2006) qui est devenu un des grands triomphes du cinéma canadien de la dernière décennie. Drame romantique parfois déroutant mais toujours captivant, CAFÉ DE FLORE multiplie les plans-éclairs, oscillant entre deux intrigues qui semblent à première vue n'avoir aucun rapport mais qui se révèlent intimement entrelacées. L'iconique Vanessa Paradis joue le rôle de Jacqueline, une coiffeuse de la classe ouvrière qui élève son fils atteint de trisomie 21 vers la fin des années 1960 à Paris. Férocement dévouée envers son enfant à l'exclusion de tous les autres, elle devient hésitante quand le garçon commence à s'éloigner de son giron et se rapproche d'une jeune camarade de classe.
À une autre époque dans le Montréal contemporain, Kevin Parent personnifie un DJ jet-set aux prises avec les retombées émotives d'un récent divorce. Bien que passionnément amoureux de sa nouvelle amie Rose (Evelyne Brochu (not Broche!), Antoine conserve toujours un lien complexe avec Carole (Hélène Florent) à cause de leur histoire et des enfants qu'ils partagent.
Jonglant avec les époques et les prises de position provocantes sur les questions d'amour, de mémoire et de synchronicité, CAFÉ DE FLORE est à la fois osé et sauvagement mouvementé. Avec ses 13 nominations en début de cérémonie du 8 mars, le percutant long métrage de Vallée est en tête de course pour les prix Génie de cette année.-Jason Anderson
COLD BLOODED
Réalisateur : Jason Lapeyre
Scénario : Jason Lapeyre
Producteurs : Leah Jaunzems, Tim Merkel
Distribution principale : Ryan Robbins, Zoie Palmer, Bill MacDonald, Huse Madhavji
Langue : Anglais
Durée : 86 minutes
Unrated - des scènes de violence graphiqueDate Venue Guest(s) Fri March 2, 8:15 pm Empire Theatre JASON LAPEYRE, TIM MERKEL Premier long métrage du cinéaste torontois Jason Lapeyre, ce thriller exécuté avec doigté et une admirable perfidie débute par un cambriolage de bijoux qui laisse un bandit mort et un autre entre les mains de la police.
La tâche d'avoir l'œil sur le voleur survivant semble vouloir être une affaire de routine pour l'officier responsable. Malheureusement, la constable Frances Jane (Zoie Palmer, de la suite télévisée Lost Girl) a la mauvaise fortune d'être coincée avec Eddie Cordero (Ryan Robbins, un acteur régulier de la série de science-fiction Sanctuary) dans une aile d'hôpital presque déserte, un endroit qui s'avère faire le jeu des truands qui ont un compte à régler avec lui. Disons seulement que des types comme ceux-là ne devraient jamais être mis à proximité d'un instrument chirurgical acéré.
Afin de survivre durant la nuit, la policière de plus en plus désespérée se voit contrainte de faire une alliance périlleuse avec son prisonnier, un homme qui finit par s'avérer le moindre de ses problèmes.
Diplômé du programme de cinéma de l'Université Queen's dont le CV des travaux récents inclut la production d'un court métrage avec l'aide de Guillermo Del Toro, Lapeyre effectue un impressionnant virage vers le long métrage après une succession de vidéos musicales et de courts métrages réussis. La profusion des péripéties de l'intrigue et la distribution intelligente – laquelle inclut également William MacDonald, le plus impitoyable des visiteurs de l'hôpital, et l'acteur de Flashpoint Sergio DiZio en tant qu'homme de l'intérieur à contrecœur dans ce cambriolage – font en sorte que COLD BLOODED entretient une tension inductrice de claustrophobie et un sombre courant de peur sous-jacent.
-Jason Anderson
EDWIN BOYD
Réalisateur : Nathan Morlando
Scénario : Nathan Morlando
Producteurs : Allison Black
Distribution principale : Scott Speedman, Kevin Durand, Brian Cox, Kelly Reilly, Brendan Fletcher
Langue : Anglais
Durée : 105 minutes
UnratedDate Venue Guest(s) Thu March 1, 7:00 pm Empire Theatre DANIEL BEKERMAN Le plus flamboyant criminel de Toronto des années 1940 et 1950, le voleur de banque Edwin Boyd, se voit consacrer le film biographique élégant et intelligent qu'il mérite dans ce premier long métrage plein d'assurance de Nathan Morlando. Le cinéaste a passé plus de dix années à développer le projet. Il a même réussi à rencontrer Boyd avant son décès en 2002, obtenant de première main le récit de ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui rêvait de devenir un acteur doué pour le rôle du criminel le plus recherché au Canada.
Scott Speedman apporte un degré de soin et d'engagement comparable pour sa prestation électrisante comme Boyd, que le film présente comme un père de famille qui se tourne vers la criminalité pour obtenir la notoriété qui lui échappe dans les autres aspects de sa vie. Toutefois, Morlando arrive également à communiquer l'excitation et l'exaltation que Boyd tirait de ses cambriolages audacieux et de son statut de hors-la-loi.
Speedman est brillamment soutenu par Kelly Reilly dans le rôle de Doreen, son épouse, Brian Cox comme un père désapprobateur et Kevin Durand, Joseph Cross et Brendan Fletcher comme membres du gang notoire de Boyd. Speedman et Durand ont tous deux reçu des nominations aux Génie pour leurs rôles, tout comme la co-vedette Charlotte Sullivan, tout aussi brillante dans son interprétation de femme qui prend plaisir à demeurer dans l'entourage du gang mais dont les sentiments de culpabilité contribueront à précipiter la chute.
Se distinguant par son élégant panache – et un Morlando qui tire magnifiquement profit des lieux de tournage de Sault Ste. Marie représentant le Toronto d'après-guerre – EDWIN BOYD est un film de crime avec une tournure sérieuse et une profondeur psychologique surprenante. Jamais n'aura-t-on vu de leçons sur l'histoire du Canada plus ‘cool’ que celle-là.
-Jason Anderson
ENSEMBLE DE COURTS MÉTRAGES
SAVAGE - Lisa Jackson
RHONDA’S PARTY - Ashley McKenzie
WE ATE THE CHILDREN LAST - Andrew Cividino
BIG MUDDY - Jefferson Moneo
AT LUNCH TIME: A STORY OF LOVE - Brad Dryborough
THE BALCONY AFFAIR - Jamie Cussen
SANG FROID / COLD BLOOD - Martin Thibaudeau
COUNTRY OF WOLVES / AMAQQUT NUNAAT - Neil Christopher
LONG BRANCH - Dane Clark et Linsey Stewart
14ADate Venue Guest(s) Fri March 2, 7:10 pm Screening Room 2 DANE CLARKE, JORDAN CROSS Sun March 4, 12:15 pm Screening Room 2 Le programme de neuf courts métrages de cette année est un tracé de montagnes russes à travers les genres. Récente lauréate d'un prix Génie, la comédie musicale SAVAGE de Lisa Jackson offre une perspective différente des pensionnats au Canada. Dans la comédie de Jamie Cussen THE BALCONY AFFAIR, deux personnages au crépuscule de leur vie se rendent compte que l'amour est maladroit à tout âge. Usant d'une animation à couper le souffle, COUNTRY OF WOLVES de Neil Christopher (nommé meilleur court métrage dramatique canadien à ImagineNATIVE 2011) est un conte populaire ancré dans le monde surnaturel des croyances et de la religion inuites.
I AM A GOOD PERSON/I AM A BAD PERSON
Réalisateur : Ingrid Veninger
Scénario : Ingrid Veninger
Producteurs : Ingrid Veninger
Distribution principale : Hallie Switzer, Ingrid Veninger, Suzana Mikytova
Langue : Anglais
Durée : 80 minutes
UnratedDate Venue Guest(s) Sat March 3, 6:15 pm Empire Theatre INGRID VENINGER Récente récipiendaire du prix Jay Scott décerné à un artiste émergent par l'Association des critiques de films de Toronto, Ingrid Veninger s'affirme comme une des cinéastes canadiennes les plus industrieuses et les plus talentueuses. Après avoir fait deux charmants portraits de jeunes personnages avec Only (qu'elle a coréalisé avec Simon Reynolds) et MODRA (visionné au cours de KCFF 2011), Veninger change de ton avec cette histoire d'une drôlerie caustique et bien observée d'une réalisatrice indépendante et retournée sur elle-même qui emmène sa fille au cours d'une tournée d'une semaine de festivals du film en Europe.
Veninger se parodie elle-même en se plaçant devant la caméra pour jouer le personnage de Ruby White, une cinéaste qui semble beaucoup plus intéressée par son travail que par les vies de son mari et ses deux enfants. Néanmoins, elle a invité sa fille de 19 ans (jouée par la fille de Veninger, Hallie Switzer, également vedette de MODRA) pour lui servir d'« assistante » durant ses visites de festivals en Angleterre et en Allemagne. Les relations entre les deux femmes débutent dans la froideur et empirent après que Ruby ait affronté le premier des nombreux auditoires peu enthousiastes de son dernier film. Il va sans dire que la mère ne sait rien de la crise personnelle à laquelle Sara est confrontée.
Compte tenu de ce qui se passe à l'écran, on espérerait que le contenu du film ne puisse être interprété comme une œuvre autobiographique pour Veninger ou un autre membre de sa famille. Ce que l'on peut voir assurément, c'est l'habileté de la réalisatrice à arracher des moments de franchise, des moments touchants et surprenants de ses collègues acteurs et des nombreuses personnes que Ruby rencontre au cours de ses efforts sans relâche (ou presque) d'auto-promotion.
-Jason Anderson
KEYHOLE
Réalisateur : Guy Maddin
Scénario : Guy Mardin, George Toles
Producteurs : Jody Shapiro, Jean du Toit
Distribution principale : Jason Patric, Isabella Rossellini, Louis Negin, Udo Kier
Langue : Anglais
Durée : 105 minutes
18ADate Venue Fri March 2, 10:15 pm Screening Room 1 Le réalisateur derrière des créations cinématographiques aussi glorieusement idiosyncrasiques que Tales from Gimli Hospital, The Saddest Music in the World et My Winnipeg, Guy Maddin décrit son dernier long métrage comme son premier « film de fantômes et de gangsters ». Et comme s'il ne s'agissait pas d'un exploit assez impressionnant, KEYHOLE se classifie comme une des parodies les plus étranges et les plus drôles de l'Odyssée d'Homère.
Bien sûr, il y a beaucoup de James Joyce dans ce mélange aussi, et plus qu'une petite dose d'Abbott et Costello dans les détours occasionnels du film dans le genre tarte à la crème et autres formes de drôleries.Jouant sagement les honnêtes hommes alors que tout autour de lui devient de plus en plus bizarre, Jason Patric est formidable dans le rôle d'Ulysse, un chef du milieu terré avec sa bande dans une mystérieuse maison. Leur veillée tard dans la nuit finit par s'avérer partie des efforts d'Ulysse pour revisiter son passé et reconstituer la famille qu'il partageait dans cette même maison avec sa femme Hyacinthe (Isabelle Rosselini), un des nombreux personnages qui pourraient être actuellement décédés. Les compagnons d'Ulysse durant sa quête incluent une adolescente qui s'est récemment noyée et un jeune otage qui pourrait être le fils d'Ulysse lui-même (encore faut-il que papa puisse le reconnaître). Et avons-nous dit que le père nu d'Hyacinthe est enchaîné au lit de sa fille?
À l'instar de la plupart des longs métrages de Maddin, Keyhole comporte ses propres règles et sa propre logique tordue. Mais rarement la marque surréaliste de Maddin n'a-t-elle été aussi envoûtante, aussi drôle et autant chargée d'érotisme.
-Jason Anderson
KIVALINA V. EXXON
Réalisateur : Ben Addelman
Scénario : Ben Addelman
Producteurs : Penny Mancuso, David Miller
Langue : Anglais
Durée : 90 minutes
UnratedComme le dit un habitant de ce village d'Alaska, Kivalina est le « canari dans la mine de charbon » quand il s'agit de l'impact grandissant du réchauffement du globe pour les collectivités du monde entier. Qu'il s'agisse de l'érosion des vagues de mer ou des tas de boue géants qui envahissent les rues, le grand dégel a affecté presque tous les aspects de la vie pour la communauté Inupiat sur l'île. La situation est tellement grave que la décision de déplacer la ville entière dans un autre endroit a déjà été approuvée. Mais le processus a été entravé par les politiciens et les bureaucrates qui ne veulent pas vraiment affronter toutes les implications (et le coût) de la crise.
Quand les villageois lancent une poursuite contre les géants de l'industrie de l'énergie, ils portent leur condition critique à l'attention du monde entier. Mais le geste pourrait s'avérer sans espoir, en particulier du fait que le destin de Kivalina est davantage mis en péril par des nouveaux efforts pour exploiter les ressources environnantes.
Regard incisif mais empreint d'humanité sur un endroit aux prises avec le cauchemar qui risque bientôt de nous engloutir tous, KIVALINA V. EXXON est le quatrième long métrage documentaire de Ben Addelman. Cinéaste né à Ottawa, œuvrant à Montréal, Addelman a acquis une renommée internationale pour Discordai, Bombay Carling et Nollywood Babylon, trois films qu'il a coréalisés avec Samir Mallal pour leur société de production AM Pictures. Récent lauréat du prix du meilleur documentaire au Festival du film de Whistler, le nouveau long métrage d'Addelman se distingue encore davantage par la surprenante cinématographie de Steve Cosens et la partition musicale éthérée du musicien montréalais Tim Hecker.
-Jason Anderson
LA SACRÉE
Réalisateur : Dominic Desjardins
Scénario : Daniel Marchildon
Producteurs : Mark Chatel
Distribution principale : Marc Marans, Louison Danis, Geneviève Bilodeau, Damien Robitaille
Langue : français avec sous-titres en anglais
Durée : 95 minutes
UnratedDate Venue Sat March 3, 7:00 pm Screening Room 1 Pour les habitants d'un village franco-ontarien nommé Fort-Aimable, il faudrait un miracle pour stopper le dépérissement de cet endroit qu'ils appellent chez eux. La plupart des édifices ont été barricadés ou bien achetés par un promoteur qui cherche à transformer le village avec sa propre vision des choses. Même l'église a été vendue, bien que la congrégation locale s'y rencontre en cachette.
Bien qu'on sache tous que les miracles se produisent de toutes sortes de façons, personne n'aurait pu prévoir que la bonne fortune de Fort-Aimable passerait par un imposteur sans le sou et une bière possédant des pouvoirs particuliers.
De retour chez lui pour réclamer ce qu'il espère être un généreux héritage de son cousin décédé, François (Marc Marans) se vante allègrement de la fabuleuse vie qu'il menait dans la grande ville. En effet, il a raconté à sa riche fiancée bien des histoires bidon du même genre. Mais il s'intéresse soudain de près au destin du village lorsqu'il apprend que l'impressionnante fertilité et virilité des citoyens de Fort-Aimable pourrait être le résultat de la recette de bière la plus appréciée des villageois.
Le jeune réalisateur de film de fiction franco-ontarien Dominic Desjardins (LE DIVAN DU MONDE, KCFF 2011), franchit un autre jalon en concoctant le premier long métrage comique entièrement en français à être fait en Ontario. Avec ses prestations colorées et son charme rustique, LA SACRÉE est un hommage affectueux envers un coin de pays peu connu possédant sa propre saveur toute particulière.
-Jason Anderson
MONSIEUR LAZHAR
Réalisateur : Philippe Falardeau
Scénario : Philippe Falardeau inspiré de la pièce d'Évelyne de la Chenelière
Producteurs : Luc Dery, Kim McCraw
Distribution principale : Fellag, Sophie Nelisse, Émilien Néron, Danielle Proulx
Langue : français avec sous-titres en anglais
Durée : 94 minutes
PGDevenu récemment le deuxième long métrage canadien des deux dernières années à être en nomination pour l'Oscar du meilleur film étranger, MONSIEUR LAZHAR marque un autre pas en avant pour un de nos plus talentueux cinéastes, Philippe Falardeau. Adaptant son scénario à partir d'une pièce de théâtre d'Évelyne de la Chenelière, Falardeau amène le spectateur dans une salle de classe montréalaise où un groupe de jeunes étudiants et étudiantes tente de se remettre du récent suicide de leur professeur. En effet, ce sont deux étudiants – Simon (Émilien Néron) et Alice (Sophie Nélisse) – qui découvrent son corps durant les rares et durs moments du film à ses tout débuts.
C'est dans cette situation difficile qu'arrive le prof remplaçant. Joué par le comédien et dramaturge Fellag, Bachir Lazhar est un immigrant algérien en attente du résultat de sa demande de statut de réfugié. Son comportement cérémonieux et pourtant amical avec ses étudiants et ses collègues enseignants dément les traumatismes qu'il a soufferts durant sa propre vie.
Malgré son décor de salle de classe, MONSIEUR LAZHAR exploite des thèmes que certains spectateurs auront détectés auparavant dans le film de Denis Villeneuve, en nomination également pour un Oscar – en effet, on ne sera pas surpris d'apprendre que le film de Falardeau a été produit par la même équipe de Luc Déry et Kim McCraw. Le cinéaste affiche la même habileté à diriger des enfants acteurs que celle qu'il a manifestée avec C’est pas moi, je le jure!, projeté au KCFF de 2009. Remarquable pour sa subtilité et son humanité, MONSIEUR LAZHAR mérite largement l'attention et les accolades qu'il a déjà reçues au Canada et partout dans le monde.
-Jason Anderson
NUIT #1
Réalisateur : Anne Émond
Scénario : Anne Émond
Producteurs : Nancy Grant
Distribution principale : Catherine De Léan, Dimitri Storoge
Langue : français avec sous-titres en anglais
Durée : 91 minutes
18ADate Venue Fri March 2, 10:15 pm Empire Theatre Après une série de courts métrages acclamés, la Montréalaise Anne Émond fait des débuts provocants avec ce drame torride et parfois à l'intimité choquante. Catherine De Léan et Dimitri Storoge jouent Clara et Nikolai, deux étrangers qui s'accrochent l'un à l'autre au cours d'un party érotique d'après-party dans les moments d'ouverture du film. Suite à la rencontre passionnée qui les mène du couloir à la chambre à coucher de l'appartement miteux de Nikolai, les deux amoureux commencent à dévoiler plus que leurs corps l'un à l'autre.
Alors qu'ils révèlent leurs vulnérabilités habituellement cachées, les personnages échangent des confessions à propos de leur vie, employant souvent le langage de leurs écrivains préférés pour s'exprimer (Hubert Aquin est un favori particulier de Clara).
Durant cette longue nuit de l'âme (ou deux âmes, pour être plus précis), les personnages en viennent à incarner la soif de leur génération pour la découverte d'un sens plus profond à leurs relations. Le sexe est la partie la plus facile pour ces deux-là – ce qui arrive après s'avère devenir beaucoup plus risqué.
Il est réjouissant de voir Émond prendre elle-même autant de risques. À la fois osé et élégant, NUIT #1 révèle en elle un formidable nouveau talent.
-Jason Anderson
ON A GRAND SCALE: NELL SHIPMAN
Réalisateur : David Hartford
Scénario : Nell Shipman et James Oliver Curwood, adapté de la nouvelle de James Oliver Curwood Wapi the Walrus
Producteurs : Ernest Shipman et James Oliver Curwood
Distribution principale : Nell Shipman, Wheeler Oakman, Wellington A. Playter, Charles Arling
Langue : muet avec intertitres anglais
Durée : 73 minutes
Parution originale : 1919Projection à 16 h 00
Réception et exposition suivies d'une projection avec musicale
Date Venue Guest(s) Sun March 4, 2:30 pm Grand Theatre PHILIP CARLI BACK TO GOD’S COUNTRY a paru en 1919 et raconte l'histoire de Dolorès LeBeau, une femme intrinsèquement connectée à la nature et aux animaux qui vit avec son père loin dans la grande nature canadienne. Au cours d'une attaque sauvage, le père de Dolorès est assassiné. D'abord éperdue, elle se marie éventuellement et part en voyage avec son mari sur une goélette de chasse à la baleine seulement pour se retrouver face à face avec le meurtrier de son père.
BACK TO GOD’S COUNTRY est le résultat d'un contrat exclusif entre Nell Shipman et James Oliver Curwood, un auteur populaire qui situe souvent ses histoires dans la grande nature canadienne. La compagnie de production Shipman-Curwood fut formée et le mari et directeur commercial de Shipman, Ernest Shipman, agissant à titre de producteur, était responsable du financement et de la commercialisation du long métrage.
Intelligemment commercialisé au Canada et aux États-Unis, le long métrage a été l'un des films canadiens qui a connu le plus grand succès durant la période du muet, affichant un profit de 300 p. 100. Le film a été publicisé comme étant distinctement canadien ; une annonce pleine page dans Canadian Moving Picture Digest déclarait : « Vos auditoires L'ATTENDAIENT – UN FILM CANADIEN D'UN BOUT À L'AUTRE… Une vedette canadienne dans une histoire canadienne par un auteur canadien et produit par une compagnie canadienne sous une direction canadienne ». Une scène de bain nu mettant en vedette Shipman était également annoncée à grands renforts de pub posant la question : « La nudité est-elle grossière? »
-Alison Migneault
STARBUCK
Réalisateur : Ken Scott
Scénario : Ken Scott, Martin Petite
Producteurs : Andre Rouleau
Distribution principale : Patrick Huard, Antoine Bertrand, Julie Le Breton
Langue : français avec sous-titres en anglais
Durée : 109 minutes
14ADate Venue Sun March 4, 7:00 pm Empire Theatre La plus récente œuvre de l'auteur-réalisateur Ken Scott est tout simplement une des comédies canadiennes les plus plaisantes et les plus touchantes depuis bon nombre d'années. Succès retentissant au box-office québécois, le film a su plaire vivement aux foules bien au-delà des frontières de la Belle Province, remportant des prix de l'auditoire dans des festivals à Toronto, Calgary, Vancouver et même Palm Springs.
Une des grandes raisons de cet attrait est Patrick Huard personnifiant David Wozniak, chauffeur de camion à viande, adepte de soccer et employé sous-performant chronique rendu à la quarantaine sans avoir réalisé grand chose de toute son existence. Son amie Valérie à la patience infinie (Julie Le Breton) serait portée à acquiescer dans ce sens.
Mais ce portrait n'est pas tout à fait exact – grâce à ses fréquents dons à une banque de sperme durant ses jeunes années, il est, en fait, le père biologique de 533 enfants. Bon nombre d'entre eux exercent un recours collectif afin de découvrir son identité. À leur insu, David se met à approcher ses “enfants” pour les connaître avec des résultats qui arracheront les rires et les larmes de l'auditoire du long métrage de Scott, le deuxième effort du scénariste vétéran comme réalisateur après Les Doigts Croches, le film de la soirée de clôture du KCFF en 2010. Une ode à joie de la paternité et de la communauté, STARBUCK est un film aussi trépignant qu'attachant.
-Jason Anderson
THE CORRIDOR
Réalisateur : Evan Kelly
Scénario : Josh MacDonald
Producteurs : Craig Cameron, Mike Masters
Distribution principale : Matthew Amyotte, Nigel Bennett, Stephen Chambers
Langue : Anglais
Durée : 99 minutes
Unrated - des scènes de violence graphiqueDate Venue Sat March 3, 10:25 pm Empire Theatre Ingénieux, excitant à donner la chair de poule, ce premier long métrage de l'équipe basée à Halifax d'Evan Kelly et de l'auteur Josh MacDonald a fait la sensation sur le circuit des festivals de films de genre de la planète. Il est aisé de comprendre pourquoi : même les descriptions sont incapables de rendre justice à la frayeur engendrée par THE CORRIDOR.
Astucieux mélange hybride de science-fiction hallucinante et d'horreur macabre, THE CORRIDOR est l'histoire d'un groupe de cinq amis réunis pour une escapade hivernale dans une cabine isolée. Il s'agit du même endroit où un des amis a eu une violente dépression mentale quelques années auparavant. Asilaire durant des années, Tyler (Stephen Chambers) demeure dans un état mental fragile bien qu'il fasse de son mieux pour partager les humeurs remuantes de l'occasion.
Mais la vérité derrière cet incident est beaucoup plus sauvage et étrange qu'aucun d'entre eux ne puisse imaginer. Tout cela a à voir avec la forme translucide sinistre dans les bois avoisinants, un phénomène inexplicable qui exerce une influence croissante sur les événements de la fin de semaine. Il faudra peu de temps pour que l'escapade entre amis suscite une frayeur à donner la chair de poule.
En dire davantage serait vendre la mèche. Mais qu'il suffise de dire que pas un thriller canadien à petit budget depuis le film culte Cube de Vincenzo Natali n'a accompli autant avec des moyens aussi limités.
-Jason Anderson
THE GUANTANAMO TRAP
Réalisateur : Thomas Wallner
Scénario : Manfred Becker, Thomas Wallner
Producteurs : Amit Breuer, Marcel Hoehn, Christoph Jorg, Thomas Kufus, Patrick Crowe
Langue : anglais, allemand, turc et espagnol
Durée : 90 minutes
18ADate Venue Guest(s) Sat March 3, 7:20 pm Screening Room 2 MANFRED BECKER, THOMAS WALLNER Sun March 4, 12:00 pm Screening Room 1 À l'instar de tout conflit, la guerre permanente au terrorisme des États-Unis ne peut être combattue sans créer des dommages collatéraux. Ce fait est démontré de façon dramatique avec le long métrage en nomination aux Génie de Thomas Wallner, une des figures les plus accomplies de la communauté du documentaire au Canada.
THE GUANTANAMO TRAP présente aux spectateurs de nombreuses personnes dont les vies ont été dramatiquement bouleversées par leurs expériences tant comme détenus que comme surveillants dans la prison militaire américaine de la baie de Guantanamo. L'une d'elles est Murat Kurnaz, un musulman allemand d'ascendance turque détenu durant cinq ans – arrêté au Pakistan en 2001, il a été jugé « combattant ennemi » devant un tribunal qui a duré à peine 40 minutes et qui reposait sur un témoignage par la suite jugé fallacieux.Son expérience est juxtaposée à celle de Diane Beaver, une avocate et ancien officier de l'armée qui a rédigé l'opinion légale initiale prônant l'utilisation de techniques interrogatoires rudes – elle allait être considérée par la suite par ses critiques comme un promoteur de torture et utilisée comme bouc émissaire par ses supérieurs militaires. Matthew Diaz, un juge-avocat de la US Navy, subit un destin encore plus terrible après avoir laissé couler les noms des détenus de Guantanamo. Pendant ce temps, un avocat espagnol non-conformiste nommé Gonzalo Boye tente d'établir la preuve qui rendra redevables les parties responsables de la culture d'abus de la prison.
Adroitement entrelacées par Wallner et le coauteur Manfred Becker, ces histoires renferment une étude préjudicielle de l'éthique, la politique et la responsabilité individuelle telles qu'elles existent dans l'univers créé par les événements du 11 septembre.
-Jason Anderson
THE NATIONAL PARKS PROJECT
Réalisateur : Louise Archambault, Keith Behrman, Daniel Cockburn, Hubert Davis, Sturla Gunnarsson, Zacharias Kunuk, Stéphane Lafleur, Peter Lynch, Catherine Martin, Kevin McMahon, Scott Smith, Jamie Travis, John Walker
Scénario : Joel McConvey, Geoff Morrison, Ryan J. Noth, Kristina McLaughlin, Kevin McMahon, Michael McMahon
Producteurs : Mark Chatel
Langue : Anglais
Durée : 127 minutes (projection en deux parties)
GDate Venue Guest(s) Sat March 3, 12:20 pm Empire Theatre JOEL MCCONVEY, SAM SHALABI Sat March 3, 4:00 pm Empire Theatre JOEL MCCONVEY, SAM SHALABI Pour marquer le centenaire de Parcs Canada, un groupe de 52 cinéastes et musiciens à la fibre patriotique sont allés en pleine nature interagir avec des paysages iconiques à travers le pays. À l'instar du projet pilote NATIONAL PARKS PROJECT: GROS MORNE – présenté à KCFF 2010 – les fusions résultantes d'images et de sons pourraient être qualifiées de films sur la nature, bien que cela ne ressemble à rien qu’on n’ait jamais vu.
L'alignement de cinéastes acclamés rattachés à ces 13 capsules comprend Zacharias Kunuk (The Fast Runner), Catherine Martin (Mariages), Peter Lynch (Project Grizzly), Hubert Davis (Invisible City), Louise Archambault (Familia), Daniel Cockburn (You Are Here) et Sturla Gunnarsson (Force of Nature). Des étoiles musicales telles que Sarah Harmer, Cadence Weapon, Shad, Andrew Whiteman, John K. Samson et Melissa Auf der Maur ont concocté les pistes sonores.
Les interactions de ces intrépides voyageurs les uns avec les autres et avec les parcs eux-mêmes sont devenues des facteurs déterminants pour les œuvres qu'ils ont créées. Que l'on soit sous le charme de la vision artistique d'un Stéphane Lafleur et de sa sensationnelle tournée nocturne du parc national de Prince Albert en Saskatchewan ou en pleine excursion surréelle à travers Kouchibouguac au Nouveau-Brunswick avec le réalisateur Jamie Travis et les membres du groupe torontois Ohbijou, ces films reconfigurent radicalement nos notions types de Canadiana.
-Jason Anderson
THE SAMARITAN
Réalisateur : David Weaver
Scénario : Elan Mastai, David Weaver
Producteurs : Suzanne Cheriton, Andras Hamori, Tony Wosk, Elan Mastai, David Weaver
Distribution principale : Samuel L. Jackson, Tom Wilkinson, Luke Kirby, Ruth Negga, Gil Bellows
Langue : Anglais
Durée : 93 minutes
UnratedDate Venue Guest(s) Sat March 3, 8:15 pm Empire Theatre ELAN MASTAI, DAVID WEAVER Dans une prestation électrifiante et bien sentie, Samuel L. Jackson joue le rôle de Foley, un escroc nouvellement libéré sur parole prêt à mettre les activités criminelles derrière lui. Malheureusement, son passé n'en a pas fini avec lui. Le fils de son ancien complice a un plan avec des grosses mises et Foley va l'aider qu'il le veuille ou non.
Accomplissant sa première canadienne fort attendue au festival de cette année, le thriller néo-noir du réalisateur David Weaver joue avec les éléments classiques du genre – un ex-détenu qui se débat pour bien se conduire, une femme fatale troublée, un crâneur assoiffé de vengeance, un caïd du crime volatil – et les entremêle dans une intrigue pleine de sournoiserie reptilienne.
THE SAMARITAN est le troisième long métrage de Weaver depuis ses débuts en 2001 avec Century Hotel et Sideways, le long métrage d'ouverture de KCFF en 2005. Il a également été un des éléments moteurs derrière le film omnibus Toronto Stories, qui a joué au festival en 2009.
Pour sa production la plus accomplie à date, Weaver a rassemblé une distribution de premier choix comprenant non seulement Jackson mais Luke Kirby, Ruth Negga, Gil Bellows, Deborah Kara Unger et Tom Wilkinson, deux fois en nomination aux Oscar.-Jason Anderson
WIEBO'S WAR
Réalisateur : David York
Scénario : David York
Producteurs : David York, Nick Hector, Bryn Hughes, Bonnie Thompson
Langue : Anglais
Durée : 94 minutes
14ADate Venue Sat March 3, 12:00 pm Screening Room 1 Un homme, Wiebo Ludwig, dont le nom est devenu synonyme d'opposition à la quête rapace de ressources de l'industrie pétrolière dans le nord de l'Alberta, n'a pas peur de défendre son territoire et ses principes. Cette prise de position a quelquefois placé l'ancien prédicateur du mauvais côté de la loi. Lorsqu'une mystérieuse série de bombardements de pipeline en C.-B. a commencé il y a quatre ans de cela – incidents non sans rappeler les crimes dont il a été reconnu coupable en 2001 – Ludwig fut soupçonné et les visites du constable local de la GRC devinrent une habitude une fois de plus.
Durant cette même période, le réalisateur David York a eu un large accès sans précédent à la communauté de chrétiens intégristes que Ludwig avait tenté si ardemment de protéger. Franche et parfois tendue, la dynamique entre les cinéastes et Ludwig et des membres de sa famille ajoute une tension supplémentaire à WIEBO’S WAR.
En nomination aux prix Génie pour le meilleur long métrage documentaire, le film fascinant de York dissipe les mythes et les malentendus à propos d'un des personnages canadiens les plus controversés et les plus énigmatiques, un homme que l'on a dépeint comme un dangereux écoterroriste et un David affrontant un des plus gros Goliath des temps modernes.
-Jason Anderson
